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Parcours
politique
Il
adhère au PS en 1972. A 23 ans, il devient secrétaire
de la fédération socialiste de l'Aveyron.
Repéré
par François Mitterrand qui l'intègre au secteur
des entreprises, il a à peine 29 ans lorsqu'il entre
au Comité directeur du PS.
Conseiller
de Paris depuis 1977, il est élu député
du 18ème arrondissement en 1981. Avec Lionel Jospin,
Claude Estier et Daniel Vaillant, "la bande du 18ème",
il s'oppose à la gestion sans partage de la ville.
Dans
le même temps, il est porte-parole du PS de 1981 à
1983, puis secrétaire national chargé des
fédérations de 1983 à 1985.
1986
marque l'ouverture d'une longue parenthèse dans son
parcours politique : Bertrand Delanoë décidant
de créer sa propre activité dans le secteur
privé, ne conserve que son mandat d'élu de
Paris.
En
1993, il succède à Georges Sarre à
la tête du groupe socialiste à l'Hôtel
de ville. Deux ans plus tard, en 1995, il conduit les listes
"Paris s'éveille" lors des élections municipales
: la gauche parisienne remporte six mairies d'arrondissement,
et les socialistes triplent leur nombre de sièges
sur la capitale. C'est la fin du "grand chelem" de la coalition
RPR/UDF.
Élu
sénateur de Paris en 1995, secrétaire de la
Commission des Affaires Étrangères et de la
Défense, Bertrand Delanoë n'hésite pas
à s'engager publiquement en faveur d'une réforme
visant à accroître la représentativité
du Sénat. Il s'insurge contre le refus de la parité,
le rejet du projet sur le cumul des mandats et se bat avec
conviction pour l'adoption du PACS.
Candidat
"légitime" pour les élections municipales
à la mairie de Paris, il bénéficie
du retrait de deux possibles adversaires dans son propre
camp : Dominique Strauss-Khan rattrapé par des affaires
financières et Jack Lang qui voyant que sa candidature
ne suscite pas l'unanimité, préfère
un poste de Ministre de l'éducation.
Avec
sa liste "changeons d'ère" et celle des verts, il
remporte les élections municipales et devient maire
de Paris grâce aux 92 sièges obtenus sur les
163 sièges du conseil municipal. Une première
à Paris pour un candidat socialiste.
En
2002, il est poignardé lors de la "Nuit blanche"
par une personne déclarant aux policiers "sa
haine des politiques, surtout s'ils sont homosexuels".
Un acte homophobe unanimement condamné. Par chance,
aucun organe vital n'est touché. Il restera hospitalisé
une quinzaine de jours.
Homosexualité
Tout
se passe le 22 novembre 1998 à la télévision,
dans l'émission "Zone interdite" de la chaîne
M6. Bertrand Delanoë reçoit le journaliste chez
lui (chemise et jean) et fait son coming-out.
Aujourd'hui,
Betrand Delanoë refuse la diffusion de cette émission
parlant du "droit à l'indifférence" et qu'il
n'a plus envie de voir aborder le sujet. Interrogé
sur son homosexualité dans un entretien accordé
au quotidien italien La Stampa en mars 2001, Bertrand Delanoë
a expliqué qu'il était "encore victime d'attaques
politiques en la matière". "Les gens ordinaires,
au contraire, semblent considérer mon homosexualité
comme un détail négligeable", a-t-il souligné.
"En plusieurs semaines de campagne dans les rues ou les
places, je ne me souviens pas d'une seule demande sur le
Delanoë gay".

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gays, lesbiennes ou bisexuelles ayant révélé
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